L’abbaye de Mortemer : dans l’ombre de la Dame blanche et des moines fantômes

12 Juil 2026 | Articles

À Lisors, dans l’Eure, les ruines de l’abbaye de Mortemer dressent leurs murs de pierre au milieu de la végétation. De l’ancienne abbatiale ne subsistent plus que quelques travées, arcades et pignons. Tout près, le grand logis des moines, lieu de vie de la communauté au XVIIᵉ siècle, a été en partie restauré. Un moulin et un colombier ont également traversé les siècles. Les anciens bâtiments du monastère, organisés autour du cloître, ont presque entièrement disparu.

Fondée au XIIᵉ siècle et classée monument historique depuis 1966, l’abbaye de Mortemer appartient à l’histoire. Elle a aussi forgé sa légende autour des apparitions de la Dame blanche, associée à Mathilde, qui aurait été cloîtrée de force dans l’abbaye, des fantômes des moines massacrés durant la Révolution et d’autres manifestations inexpliquées.

Dans ce paysage boisé, traversé par un ruisseau et bordé d’étangs, Mortemer est aujourd’hui considérée comme l’un des lieux les plus hantés de France, l’abbaye de tous les mystères…

De la grandeur cistercienne aux ruines de l’abbaye de Mortemer

En 1134, Henri Iᵉʳ Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie, fonde une communauté de moines dans le vallon du Fouillebroc, où des bénédictins étaient déjà présents. Trois ans plus tard, en 1137, celle-ci rejoint l’ordre cistercien sous l’autorité de l’abbaye d’Ourscamp. Mortemer devient ainsi la première abbaye cistercienne de Normandie.

L’abbaye se développe rapidement grâce au soutien du roi et des grandes familles normandes. Henri Iᵉʳ cède des terres, tandis que plusieurs seigneurs multiplient les donations. Sa fille, Mathilde l’Emperesse, participe à la construction de l’église abbatiale et finance deux hôtelleries destinées aux visiteurs du monastère.

Les moines cultivent les terres et exploitent les bois de la région, mais la vie de l’abbaye s’organise aussi autour de l’eau. Les étangs du Fouillebroc servent à l’élevage des poissons et font tourner le moulin. Aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, Mortemer prospère.

À partir de 1543, l’abbaye entre dans une période de déclin. Peu à peu, la vie monastique s’étiole et les bâtiments, moins entretenus, se dégradent.

Saccagée durant la Révolution, l’abbaye voit son destin basculer. En 1792, alors que la Normandie connaît une grave disette, les quatre derniers moines de Mortemer, accusés de dissimuler des réserves de grain, auraient été sauvagement assassinés dans le cellier de l’abbaye.

Le domaine est ensuite vendu comme bien national à différents propriétaires jusqu'en 1965. Ses acquéreurs successifs, dont un certain Carpentier en 1808, exploitent les bâtiments comme carrière. Les pierres de taille sont récupérées puis revendues. Au début du XIXᵉ siècle, ce pillage de matériaux laisse en ruine la quasi-totalité des bâtiments de l’abbaye.

Classée monument historique en 1966, l’abbaye est finalement acquise en 1985 par une association, qui restaure le site et l’ouvre au public. Le grand logis du XVIIᵉ siècle devient un lieu de visite, avec un musée de l’abbaye et un espace consacré aux légendes et aux fantômes, à commencer par la légende de la Dame blanche.

Quand la légende de Mathilde réveille les fantômes de l’abbaye

Mathilde l’Impératrice naît en 1102. Petite-fille de Guillaume le Conquérant, elle est la fille d’Henri Iᵉʳ d’Angleterre, qui règne de 1100 à 1135. À l’âge de onze ans, elle épouse l’empereur Henri V du Saint-Empire et conserve, après sa mort en 1125, le titre d’impératrice. Veuve à seulement vingt-trois ans, elle revient auprès de son père en Normandie avant d’épouser, en secondes noces, Geoffroi Plantagenêt, comte d’Anjou, en 1128. De cette union naît Henri, futur Henri II d’Angleterre.

À son tour, Mathilde poursuit l’œuvre de son père, Henri Iᵉʳ, fondateur et premier bienfaiteur de l’abbaye. Elle contribue à la construction de l’église et finance deux hôtelleries destinées aux hôtes du monastère.

Ce lien familial avec Mortemer aurait pu rester anecdotique. Mais c’était sans compter sur les détours de l’histoire et les caprices de la légende…

Le récit populaire raconte que son père, excédé par ses prétendues frasques, l’aurait condamnée à vivre recluse dans l’abbaye pendant les cinq années précédant son remariage. Une épreuve dont elle ne se serait jamais remise, au point de hanter pour l’éternité les ruines de ses anciennes geôles.

Mathilde, la Dame blanche de Mortemer

Toute la légende de la Dame blanche repose sur cette captivité supposée, située entre 1123 et 1128, durant le séjour de Mathilde auprès de son père en Normandie. Les historiens contestent toutefois cette version en raison d’une contradiction chronologique majeure : Henri Iᵉʳ ne fonde l’abbaye de Mortemer qu’en 1134 et meurt le 1ᵉʳ décembre 1135. Il n’aurait donc disposé que d’une seule année pour y faire enfermer sa fille.

Enfin, aucun texte médiéval ne mentionne une captivité de Mathilde à Mortemer. Si certains estiment qu’Henri Iᵉʳ aurait pu l’assigner à résidence dans l’un de ses domaines normands, notamment dans la forêt de Lyons, aucun document connu ne permet aujourd’hui d’étayer cette hypothèse.

Quoi qu’il en soit, c’est cette Mathilde qui serait devenue la Dame blanche de Mortemer. On raconte qu’elle se manifeste près des étangs ou dans les ruines de l’abbaye, principalement les nuits de pleine lune, surtout au mois d’août. Son apparition annoncerait un heureux événement lorsqu’elle porte des gants blancs, mais une mort prochaine lorsqu’elle est gantée de noir. Celle qui passa sa vie à revendiquer un trône sans jamais parvenir à le conquérir aurait ainsi trouvé son royaume post mortem.

Les moines fantômes

À Mortemer, la Dame blanche ne serait pas le seul spectre à hanter les lieux. Parmi les autres apparitions figureraient les quatre moines qui auraient été massacrés en 1792.

Selon G.-Tracy, un moinillon d’une quinzaine d’années aurait survécu au massacre. Devenu plus tard l’abbé Desmancheau, il serait à l’origine des histoires qui, peu à peu, ont nourri la légende des fantômes de l’abbaye. Doté d’un sacré coup de fourchette et d’un verbe facile, l’ecclésiastique, régulièrement convié aux bonnes tables de la région, captivait ses hôtes par ses récits mystérieux de Mortemer. Et, de table en table, la légende se propagea… À l’époque, il était fortement déconseillé de tenter le diable lorsque sonnaient les douze coups de minuit… Deux siècles plus tard, les silhouettes des moines martyrs apparaîtraient encore dans les bois et aux abords du domaine.

Les premiers propriétaires du domaine auraient aperçu, à plusieurs reprises, les silhouettes fantomatiques des moines se dirigeant vers l’abbaye à l’heure des matines. Leur passage aurait été accompagné du tintement sourd d’une cloche et des aboiements des chiens.

Lors de la Première Guerre mondiale, des soldats britanniques cantonnés sur le site auraient, eux aussi, été témoins des déambulations furtives des fantômes des quatre moines entre le cellier et le pigeonnier.

Des propriétaires face aux hantises de Mortemer

Quelques années plus tard, les Delarue, une famille de Parisiens tombée sous le charme de l'endroit, auraient élu domicile dans l’abbaye. Leur tranquillité aurait cependant été rapidement troublée par une atmosphère oppressante, des bruits de pas lourds venus de nulle part, des tableaux déplacés et des portes s’ouvrant d’elles-mêmes. Face à ces phénomènes, ils auraient fait appel à un exorciste avant de fuir l’abbaye en 1921. D’autres rites d’exorcisme se seraient ensuite succédé au fil des années.

En 1965, le dernier propriétaire finit par quitter les lieux après plusieurs nuits d’effroi. Tout comme la famille de Parisiens venue s’y installer une quarantaine d'années plus tôt, il aurait été confronté à des phénomènes inexpliqués, au point de se résoudre à abandonner l’abbaye.

La Dame blanche photographiée à Mortemer

En 1994, lors d’une visite de l’abbaye cistercienne, une journaliste qui ignorait tout de la légende de la Dame blanche de Mortemer prit une série de clichés du site. Une fois les photographies développées, l’une d’elles révéla une étrange silhouette à l’apparence humaine, lumineuse, vaporeuse et comme drapée d’un voile.

Analysé en laboratoire, le cliché n’aurait donné lieu à aucune explication jugée satisfaisante. Certains y auraient reconnu Mathilde, accompagnée d’une chouette posée sur son épaule.

Les témoignages du personnel de l'abbaye

En 2023, dans le cadre de la série documentaire intitulée « Lieux hantés, légendes et phénomènes paranormaux en Normandie », Louise, guide de l’abbaye, déclarait à France 3 Normandie qu’elle ne s’y sentait « jamais vraiment seule » et revenait sur l’expérience troublante d’une ancienne employée de la billetterie. Après avoir aperçu la Dame blanche gantée de noir — signe, selon la légende, d’une mort prochaine —, l’employée aurait démissionné du jour au lendemain avant de décéder quelques mois plus tard.

Rappelons que, par le passé, l’abbaye a employé de nombreuses personnes. Au XXᵉ siècle, jusqu’à une trentaine d’entre elles travaillaient dans des bureaux aménagés au sein de l’édifice. Nombre d’employés auraient été victimes de pannes de voiture inexpliquées et d’accidents de la route aux abords du site. Habitué à travailler seul le soir, un comptable aurait rapporté avoir entendu, à plusieurs reprises, des bruits de pas et des portes claquant violemment à l’étage.

Lors de spectacles organisés dans l’enceinte de l’abbaye, des « chut ! » auraient souvent été entendus par le public. Ces murmures auraient cessé dès l’entrée en scène des artistes. Une comédienne ayant dormi dans la « chambre rouge » aurait déclaré avoir senti une présence tout près d’elle durant la nuit. Une présence similaire aurait été ressentie la nuit suivante par l’un de ses partenaires de scène qui, terrifié, aurait pris la fuite après avoir appelé à l’aide.

Parmi les autres pièces interdites au public, la « chambre rose » passe pour être hantée par des esprits facétieux. Une infirmière invitée à y dormir aurait vu sa grande cape, suspendue à un porte-manteau, se balancer sans interruption toute la nuit. Terrifiée et incapable de fermer l’œil, elle aurait quitté les lieux dès le lendemain matin.

De la fontaine Sainte-Catherine aux monstres de la forêt de Lyons

À Mortemer, les légendes ne se résument pas aux fantômes de l’abbaye. À quelques pas des anciens bâtiments monastiques, la fontaine Sainte-Catherine (fontaine aux vœux) attire depuis longtemps la gent féminine en quête d’amour. Selon la tradition, elle favoriserait les rencontres et promettrait un mariage dans l’année.

Ce pouvoir prêté à la fontaine ne doit rien au hasard, mais tout au culte de sainte Catherine d’Alexandrie, longtemps invoquée par les jeunes filles célibataires. Autrefois, celles qui atteignaient l’âge de vingt-cinq ans sans être mariées étaient d’ailleurs surnommées les « Catherinettes ». À Mortemer, l’eau de la fontaine permettrait à celles qui viennent y formuler un vœu de trouver un époux dans l’année.

Pour obtenir cette faveur, les catherinettes doivent jeter une pièce de monnaie dans la fontaine, ou une épingle à cheveux en formulant leur vœu. Au fil des années, plusieurs d’entre elles ont assuré que leur vœu s’était réalisé.

Mais toutes les légendes de Mortemer ne promettent pas le bonheur absolu sous l’œil complice d’un heureux élu… À quelques pas de la fontaine Sainte-Catherine, la forêt de Lyons abriterait d’autres créatures, moins bienveillantes. Pour preuve, cette histoire aussi étrange que tragique.

La Garache de Mortemer

Dans la nuit du 1ᵉʳ janvier 1884, Roger Saboureau, métayer de la région, braconne au cœur de la dense forêt de Lyons. Tandis qu’il avance dans l’obscurité, il se retrouve soudain nez à nez avec une louve gigantesque aux yeux jaunes, brillants dans la nuit.

Pris de panique, Roger Saboureau aurait tiré sur-le-champ. Mortellement touchée, la bête se serait effondrée dans les sous-bois. Le lendemain matin, revenu sur les lieux, il aurait découvert, à la place de l’animal, le corps sans vie de sa propre épouse. Selon la croyance populaire, la louve aurait en réalité été une Garrache, une femme ensorcelée, condamnée pour ses crimes à prendre la forme d’une créature terrifiante. Elle aurait ainsi erré dans les campagnes afin d’expier ses fautes.

Les cryptides de la forêt

Avec ses quelque 10 700 hectares, la forêt domaniale de Lyons, qui entoure l’abbaye de Mortemer, compte parmi les plus vastes massifs boisés de Normandie et occupe une place importante dans les légendes du domaine.

Un autre témoignage évoquant la présence de créatures inquiétantes peuplant les bois entourant l'abbaye aurait particulièrement marqué les esprits. La scène se serait déroulée en 1945. Lucien Janèz, alors âgé de dix ans, aurait entendu un bruit étrange avant de voir apparaître deux créatures aux yeux reptiliens, dont le cou semblait recouvert d’une peau épaisse comme du cuir.

Quand le silence de Mortemer réveille nos fantômes

Au fil des siècles, Mortemer a écrit l’une des plus belles histoires de la Normandie, terre de légendes par excellence.

Ici, une impératrice déchue devenue Dame blanche hante les étangs sous la pleine lune. Là, quatre moines massacrés seraient revenus d’outre-tombe pour poursuivre leurs prières. Plus loin, une fontaine miraculeuse et une forêt mystérieuse semblent peuplées de créatures échappées des bestiaires médiévaux.

L'abbaye la plus hantée de France offre un véritable théâtre à ciel ouvert à notre imaginaire. On y vient pour son architecture ; on y revient pour les histoires que l’on y a entendues, celles que l’on se raconte et, parfois, celles que l’on croit avoir déjà vécues… Dans d'autres vies ?

Entre histoire et hantise, raison et frisson, chacun y croise ses propres fantômes. Et, à la tombée du jour, lorsque le brouillard remonte des étangs et que la forêt de Lyons se tait, on a parfois l’impression que le silence lui-même cède la place à des hôtes invisibles, prêts à sortir de l’ombre.

👁️ La brume se lève sur l’abbaye, tandis qu’ailleurs, d’autres légendes attendent leur heure.

Sources & références

Crédits Photos : Normandie Eure Mortemer tango7174.jpg - Date de création : 3 septembre 2008 - Licence CC BY-SA 4.0 - Abbaye de Mortemer 27- cellier MFL.jpg - Date de création : 31 août 2019 - Téléversé : 9 octobre 2019 - Licence CC BY-SA 4.0.  Abbaye de Mortemer 032.jpg - Date de création : 25 août 2019 - Téléversé : 25 août 2019 - CC BY-SA 3.0-File:Abbaye de Mortemer (4).JPG Téléversé : 27 janvier 2009.   File: Klosterruine Mortemer von Osten - panoramio.jpg - Date de création : Prise le 8 août 2011 - Téléversé : 11 décembre 2016 - CC BY-SA 3.0

Sources institutionnelles et patrimoniales

  • Site officiel de l'abbaye de Mortemer — abbaye-de-mortemer.fr : pages Histoire et Légendes et fantômes, références pour la fondation (1134), la vie monastique, les légendes de la Dame blanche, des quatre moines et de la fontaine Sainte-Catherine[abbaye-de-mortemer]
  • Base Mérimée — Ministère de la Culture (notice PA00099469) : fiche officielle du classement au titre des monuments historiques par arrêté du 20 décembre 1966[pop.culture.gouv]
  • Association « Les Amis de l'Abbaye de Mortemer » (présidée par Jacqueline Charpentier-Caffin, depuis 2024 par Pierre Caffin) : gestionnaire du site depuis 1985, source des témoignages du personnel et des visites guidées[actu]
  • Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France — Abbaye Notre-Dame de Mortemer, Association de l'Année des abbayes normandes, Rouen, 1979 : monographie de référence architecturale et patrimoniale[fr.wikipedia]

Sources historiques médiévales et scientifiques

  • Chronique de l'abbaye de Mortemer (cartulaire rédigé sous l'abbatiat de Guillaume Tholomée, fin XIIᵉ siècle) : source primaire sur la fondation, les abbés et la construction du monastère[books.openedition]
  • Charles-Victor Langlois — Notice sur le cartulaire de Mortemer, in Bulletin de la Société des Antiquaires de Normandie, t. 13, Caen, 1883, p. 94 et suivantes : analyse du cartulaire médiéval[fr.wikipedia]
  • Gallia Christiana : source de la liste officielle des abbés de Mortemer[fr.wikipedia]
  • Société des Antiquaires de Normandie — Bulletin (consultatble sur Internet Archive) : données archivistiques régionales[archive]
  • Persée / Bulletin Monumental, 1956, vol. 114 n°4 — L'abbaye de Mortemer (Eure) : article de référence académique sur l'architecture de l'abbaye[persee]
  • OpenEdition / Presses Universitaires de Caen — La chronique de l'abbaye cistercienne de Mortemer (Normandie, XIIᵉ siècle), 2022 : étude académique sur les auteurs de la chronique médiévale de Mortemer[books.openedition]
  • OpenEdition / Presses Universitaires de Rouen — Nouvelles données architecturales à l'abbaye Notre-Dame de Mortemer : sondages dans l'infirmerie, 2013 : étude archéologique sur le plan monastique[books.openedition]
  • OpenEdition — Jalons pour une enquête prosopographique : les abbés cisterciens de Normandie (Presses Universitaires de Rennes) : contexte institutionnel de l'ordre cistercien en Normandie[books.openedition]

Sources biographiques sur Mathilde l'Emperesse

  • Wikipédia (fr) — Mathilde l'Emperesse : synthèse encyclopédique (née 1102, morte 10 septembre 1167 à Rouen ; fille d'Henri Iᵉʳ, épouse d'Henri V du Saint-Empire, puis de Geoffroi Plantagenêt ; mère d'Henri II d'Angleterre)[fr.wikipedia]
  • Wikimanche — Mathilde l'Emperesse : sources régionales normandes sur sa vie et ses donations[wikimanche]
  • Mondes Normands / Musée de Normandie (Caen) — biographie de Mathilde l'Emperesse[mondes-normands.caen]
  • National Geographic France — Mathilde l'Emperesse a failli devenir la première reine d'Angleterre (2025) : mise en contexte historique de sa vie et de ses revendications dynastiques[nationalgeographic]
  • Slate.fr / Geo.fr — articles sur l'inspiration de Rhaenyra Targaryen (House of the Dragon) par Mathilde, avec l'éclairage de Frédérique Lachaud, docteure en histoire médiévale spécialiste de l'Angleterre du Moyen Âge[geo]

Sources sur les légendes et le folklore

  • Wikipédia (fr) — Abbaye de Mortemer : note critique importante précisant que les légendes actuelles ont été publiées dans un petit ouvrage de 1986 (après la création du musée des légendes et fantômes en 1985), sans trace antérieure à la mise en avant par les propriétaires à partir de cette date[fr.wikipedia]
  • G-M Tracy – Fantômes à domicile-La palatine - 1962
  • Wikipédia (fr) — Garache (folklore) : définition et contexte folklorique de la créature (femme transformée en loup-garou femelle, tradition du Poitou et de Normandie)[fr.wikipedia]
  • Ouest-France — L'abbaye de Mortemer, l'un des lieux les plus hantés de France (1er avril 2023) : article de presse avec témoignage de Jacqueline Charpentier-Caffin sur la Dame blanche[ouest-france]
  • Actu.fr Normandie — Légendes urbaines en Normandie : frissonnez en découvrant l'abbaye hantée de Mortemer : synthèse des légendes avec témoignage de Jacqueline Charpentier-Caffin[actu]
  • Officiel Galeries & Musées — fiche du Musée des légendes et des Fantômes de Mortemer (avec citation d'Erick Fearson, maison-hantee.com)[officiel-galeries-musees]
  • Infosbasseemontois.fr — Légende de Mortemer : interview de Jacqueline Charpentier-Caffin sur l'histoire et les légendes[infosbasseemontois]
  • Closer Magazine — Maisons de l'Horreur — Cette abbaye au nom lourd de sens qui fait froid dans le dos (2025) : témoignage sur la garache et les apparitions[closermag]
  • VSD n°1872 (11-17 juillet 2013) — Margueritte Harmon-style report — L'abbaye de Mortemer : la légende de la dame blanche : reportage de presse sur les ruines et la légende[vsd]
  • Techno-Science.net — article encyclopédique sur l'abbaye de Mortemer[techno-science]
  • Montjoye.net — synthèse patrimoniale et légendaire[montjoye]

Sources sur la série documentaire France 3

  • France 3 Normandie — série documentaire « Lieux hantés, légendes et phénomènes paranormaux en Normandie » (diffusée en mai 2023, 4 épisodes) : l'épisode consacré à l'abbaye de Mortemer est le volet dans lequel la guide Louise témoigne[youtube][france3-regions.francetvinfo][youtube]

Sources sur la forêt de Lyons et le contexte géographique

  • Wikipédia (fr) — Forêt domaniale de Lyons : superficie d'environ 10 700 hectares, l'une des plus vastes hêtraies normandes[fr.wikipedia]
  • Ministère de la Transition écologique — Forêt de Lyons (document PDF Natura 2000, FR2300145) : données écologiques et géographiques[donnees.normandie.developpement-durable.gouv]
  • Lyons-la-Forêt.fr — Histoire et patrimoine : contexte local[lyons-la-foret]

Sources sur la tradition des Catherinettes et sainte Catherine

  • Persée — Ethnologie normande (1982) — La forêt de Lyons dans les contes facétieux de Philippe le Picard : contexte folklorique régional lié à l'abbaye[persee]
  • Le Figaro — Savez-vous ce qu'est une Catherinette ? (25 novembre 2016) : tradition de sainte Catherine d'Alexandrie, fêtée le 25 novembre, patronne des femmes célibataires de 25 ans et plus[lefigaro]
  • L'Est Républicain — Sainte-Catherine et Catherinettes, d'où vient cette tradition ? (2021) : tradition remontant au Xᵉ siècle, en référence à Catherine d'Alexandrie[estrepublicain]

Pour aller plus loin (sources académiques complémentaires)

  • Philippe d'Alcripe (1531-1581), moine cistercien à Mortemer — La Nouvelle Fabrique des excellents traits de vérité (1579) : œuvre littéraire d'un moine de l'abbaye, attestant la vie intellectuelle du scriptorium de Mortemer[fr.wikipedia]
  • Françoise Joukovsky (éd.) — édition critique de La Nouvelle Fabrique des excellens traits de vérité, collection Textes littéraires français, publiée dans la Revue d'Histoire de la Renaissance (Persée, 1984)[persee]
  • Rita Belkhayat & Christophe Hermier — 1985 – La disparue de Sainte-Catherine, roman fantastique réaliste se déroulant à Mortemer et à la Fontaine Sainte-Catherine, Paris, Éditions Complicités, 2024 (ISBN 978-2-386-47079-0)[fr.wikipedia]