Les Fantômes du Château des Covet : Qui hante vraiment la mairie de Marignane ?

8 Fév 2026 | Articles

Il est 3 heures du matin. Au cœur de la vieille ville, les lumières se sont éteintes depuis longtemps. Marignane dort d’un profond sommeil. Mais derrière la façade classique de l'Hôtel de Ville, quelqu’un — ou quelque chose — veille encore. Un couloir désert. Un grand escalier qui s’enfonce dans la pénombre.  Des boiseries du XVIIᵉ siècle et une immense cheminée en marbre…

L'atmosphère est lourde, chargée d'histoire. Ici, les agents de sécurité connaissent une règle tacite : les rondes de nuit ne se font jamais seul. Certains ont préféré quitter leur poste, gagnés par la peur. Les autres ont appris à baisser les yeux en passant devant le grand escalier après minuit. C’est là, précisément, que plusieurs témoins — femmes de ménage, policiers municipaux, directeurs de service — décrivent tous la même apparition glaçante : la silhouette d’un enfant, étrangement vêtu d’un costume d’époque.

Ce théâtre d'ombres n'est autre que le château des Covet. D'abord forteresse médiévale du XIᵉ siècle, devenue résidence Renaissance puis palais baroque, la bâtisse fut convertie en mairie en 1892.

Classé monument historique, l'édifice abrite aujourd'hui des bureaux administratifs, un musée et l'état civil. Mais il est aussi le cadre d'une affaire que personne n’a jamais élucidée : celle d’hôtes invisibles, qui ne figurent sur aucun registre municipal.

Ce que les témoins ont vraiment observé à la Mairie de Marignane

L'Hôtel de Ville de Marignane (Château des Covet) est réputé hanté par l'esprit de Victor, fils de Mirabeau mort brutalement à 5 ans en 1778.

L'histoire officielle s'arrête ici. Celle des témoins commence maintenant.

Les faits ne mentent pas. Depuis les années 70-80, les témoignages s'accumulent dans les couloirs du Château des Covet. Ce ne sont pas des rumeurs de comptoir, mais des signalements précis d'agents municipaux, de policiers, de personnels d'entretien. Des gens sérieux, qui n'ont aucun intérêt à parler.

Voici ce qu'ils ont vu :

1. Les bruits
C'est toujours par là que ça commence. Des pas lourds résonnent dans les escaliers de pierre, alors que le bâtiment est vide. Un craquement de plancher à l'étage, net — comme si quelqu'un se levait brusquement d'une chaise. Un soir, un agent de sécurité a même sorti son arme, convaincu qu'un intrus dévalait le grand escalier. Il n'y avait personne.

2. Les lumières
Elles s'allument seules dans des salles condamnées. Pas de minuterie défaillante, pas de détecteur de mouvement. Pire : elles s'éteignent parfois au passage — une par une — comme si quelque chose descendait juste devant vous, absorbant la clarté.

3. L'apparition de l'enfant en costume
C'est la figure centrale du dossier. Confirmant la légende, plusieurs témoins décrivent cette même silhouette immobile. Un petit garçon, toujours figé dans l'escalier. Il ne parle pas. Il ne bouge pas. Il regarde, simplement. Le fantôme serait celui de Victor de Riqueti, fils du célèbre Mirabeau, mort tragiquement dans ces murs à l'âge de 5 ans.

4. Le souffle
Le contact physique est rare, mais il existe. Une employée a confié avoir senti qu'on lui soufflait dans le cou. Deux fois. Puis, elle a entendu un rire — celui d'un enfant. Elle a préféré mettre un terme à son contrat.

5. La signature du vide

C’est peut-être ce qu’il y a de plus étrange. Chaque manifestation est suivie d'un silence absolu. Avec le temps,  le personnel municipal apprend à cohabiter avec ce silence mais surtout avec ces présences.

Du Donjon à l'Hôtel de Ville de Marignane :
7 Siècles d'Histoire Tourmentée

L’Histoire du château remonte à l’année 1353. Guillaume des Baux érige la première forteresse sur ce promontoire qui domine Marignane. Un donjon, une chapelle dédiée à Saint Christophe, des murs épais comme des secrets. Pendant un siècle, le château change de mains — Valori, Anjou, Cossa, Varey — comme un bien maudit que personne ne garde longtemps.

Au XVIᵉ siècle, les Bourbon puis les Savoie-Tende le modernisent. Françoise de Foix lance une grande campagne de réfection dans les années 1550. Mais c'est en 1603 que le destin du lieu bascule. La famille Covet acquiert la baronnie.

Les Covet transforment l’ensemble du domaine. Ils bâtissent un ensemble régulier de bâtiments autour d’une cour d’honneur, commandent au peintre du Roi, Jean Daret, les plans d’un nouveau bâtiment en 1664, puis un décor baroque — gypseries, fresques, plafonds peints — achevé en 1696.

Le château n’est plus une forteresse. C’est un palais, pour une dynastie ambitieuse qui exerce pouvoir et marquisat jusqu’à la Révolution.

Dès 1791, les biens des nobles ayant fui la France sont confisqués par l’État révolutionnaire, puis revendus comme « biens nationaux ». Le château change de propriétaire. Il est vendu en 1817, puis racheté par la municipalité en 1892, qui y installe ses services.
Classé monument historique en 1996, il devient l’Hôtel de Ville que Marignane connaît aujourd’hui.

Mais les murs, eux, n’ont rien oublié. Le bâtiment abrite encore les vestiges de caves médiévales, une ancienne prison, et les traces d’un passé que les siècles n’ont pas effacé.

Victor, Émilie et les Ombres : Qui sont les 3 hôtes Invisibles ?

Chaque lieu hanté a ses fantômes. Le château des Covet en compte au moins deux.

Le premier s’appelle Victor (Victor-Gabriel de Riqueti), maître des lieux malgré lui.
Né le 8 octobre 1773, fils unique d’Honoré-Gabriel Riqueti, Comte de Mirabeau. — le futur tribun de la Révolution — et d’Émilie de Covet-Marignane. Il grandit dans le château, entre les gypseries dorées et les intrigues familiales.
En octobre 1778, il s’effondre et meurt brutalement, à l’âge de cinq ans.

Les circonstances du drame restent obscurs. Si la version officielle évoque des convulsions soudaines, la rumeur d'un empoisonnement pour captation d'héritage a longtemps couru dans les couloirs. Sa mère ne s'en remettra jamais vraiment.

Deux siècles plus tard, ce dossier est rouvert à grand renfort de technologie. En août 2024, le vidéaste suisse Le Grand JD et l’enquêteur français Rémi Manfredini (JRM) s'enferment une nuit dans l'Hôtel de Ville. Leur objectif : confronter les rumeurs aux preuves techniques.

La pièce à conviction tient dans une main : une Spirit Box P-SB7. Ce petit boîtier noir balaie les fréquences radio à une vitesse folle — 100 millisecondes — et génère un bruit blanc impossible à percer pour une voix humaine.

Pourtant, cette nuit-là, au premier étage, une voix d’homme, lointaine, prononce un seul prénom : « Victor ». Pour la première fois, l’apparition muette du petit garçon en costume d’époque — décrite depuis des années par plusieurs témoins — semble prendre la parole.

Et puis, il y a Émilie (Émilie de Covet-Marignane). Dernière héritière des Covet, elle est mariée très jeune à Honoré-Gabriel de Mirabeau, un homme dont l’intelligence n’a d’égal que la violence du tempérament.
Le couple se déchire rapidement. Leur séparation devient le feuilleton judiciaire du siècle en Provence.

En 1783, à Aix, le procès se transforme en arène publique. Mirabeau assure lui-même sa défense, haranguant juges et foule avec une éloquence féroce, transformant ses déboires conjugaux en spectacle politique.

Humiliée, exposée, Émilie obtient la séparation de corps. Mais elle y perd sa réputation — et peut-être une part d’elle-même. Elle meurt en 1800, ruinée et en exil.

Certains médiums affirment que sa présence autoritaire hante encore le premier étage.
Non comme une victime, mais comme une propriétaire qui refuse, par-delà la mort, de quitter son château.

Enfin, il y a les ombres du sous-sol. Depuis les années 1980, des rumeurs persistantes évoquent des messes noires organisées dans les salles basses du château. Le directeur actuel de la culture affirme avoir recueilli plusieurs témoignages glaçants, faisant état de rituels — et de sang. Personne ne sait exactement ce qui a été invoqué dans ces caves, à l’époque.

Ces phénomènes de hantise ont été confirmés à plusieurs reprises par des enregistrements de voix électroniques (EVP), recueillis lors d’enquêtes paranormales rigoureuses.

Visiter le Château des Covet : Une Expérience aux Frontières du Réel

Le dossier reste ouvert. Rien n'est résolu. Rien n'est classé. Le château des Covet se dresse encore, à la même place qu’il occupait il y a sept siècles — au cœur de Marignane, cours Mirabeau, entre un parking municipal et un bureau d’état civil.

France 2 y a envoyé une équipe du 20 heures. Discovery Channel y a tourné un épisode d’Expedition X. JRM Paranormal y a passé trois nuits, et en est ressorti avec des images que même les sceptiques peinent à balayer d’un revers de main.

Mais le plus troublant, ce ne sont pas les vidéos. Ce sont les visages des agents municipaux quand on leur pose la question. Ce silence gêné. Ce regard qui dit : je sais ce que j’ai vu.

Le château se visite. L’Office de Tourisme de Marignane organise régulièrement des visites guidées — y compris des visites à la bougie, le soir, dans les salons d’apparat.
Chaque année, les Journées européennes du patrimoine ouvrent grand les portes du monument.

Poussez la porte. Montez l’escalier. Et si vous percevez un souffle vous effleurer — ne vous retournez pas trop vite.

👁️ Avant d'éteindre votre écran, une dernière question : et si Victor n'était pas le seul à vous observer ?

Sources & références

Histoire & Architecture (Château des Covet)

Ces sources valident l'historique du bâtiment, son architecture (Daret, XVIIe) et le contexte de la Révolution.

  • Mairie de Marignane (Site Officiel) : Histoire et Patrimoine. Confirme l'origine médiévale, le remaniement par les Covet au XVIIe et l'achat par la ville en 1892.
  • Ministère de la Culture (Base Mérimée) : Notice PA00081322. Atteste du classement Monument Historique (1996) et détaille les décors (gypseries, salon rouge).
  • Musée Granet (Aix-en-Provence) : Jean Daret, Peintre du Roi. Confirme l'intervention de l'atelier Daret pour les décors peints du château.
  • Office de Tourisme de Marignane : Château des Covet. Fournit les détails sur les visites guidées et l'architecture. Voir la source

Personnages Historiques (Mirabeau & Émilie)

Ces sources confirment la biographie d'Émilie, le mariage houleux, la mort de Victor et le procès.

  • Archives Nationales / France Archives : Fonds Mirabeau. Documents sur la famille Riqueti de Mirabeau et les procès.
  • Dictionnaire des Journalistes (XVIIIe) : Notice Mirabeau. Valide les dates de naissance/mort de Victor (1773-1778) et le contexte familial.
  • Wikisource / Documents Inédits : La Comtesse de Mirabeau d'après des documents inédits. Source clé pour le détail du procès de 1783 et la réaction d'Émilie à la mort de son fils (soupçons).

Enquêtes Paranormales & Témoignages

Ces sources documentent les phénomènes rapportés, les enquêtes récentes (JRM, Grand JD) et les rumeurs (messes noires).

  • Maritima Médias (Presse Locale) : La Mairie de Marignane est-elle hantée ? (Juillet 2023). Reportage factuel citant les témoignages d'employés et l'ouverture officielle aux enquêteurs.
  • Marseille Secrète : Vidéos : la Mairie de Marignane est hantée ! (Oct 2023). Récapitule les phénomènes (bruits, lumières) et l'enquête JRM.
  • JRM Paranormal (Chaîne YouTube) : Enquêtes Mairie de Marignane (2019 & 2024). Vidéos sources montrant la Spirit Box, le PVE "Victor" et les lieux de nuit.
  • Le Grand JD (Chaîne YouTube) : Dormir dans une Mairie Hantée (Oct 2024). Vidéo de l'enquête conjointe confirmant les résultats (Victor).
  • La Provence (Presse Régionale) : La mairie de Marignane "hantée" ? (Oct 2024). Confirme la médiatisation et l'intérêt public pour le sujet.